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Mozaikrim

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Mohamed Zeindine Diallo, chef de service régional pour l'élevage à la délégation du développement rural de Kaédi : «La situation aujourd'hui de l'élevage mauritanien est catastrophique»

Mohamed Zeindine Diallo, chef de service régional pour l'élevage à la délégation du développement rural de Kaédi : «La situation aujourd'hui de l'élevage mauritanien est catastrophique»

Un enfant de Houl Guelaye, dans le Gorgol, et le troupeau familial
Un enfant de Houl Guelaye, dans le Gorgol, et le troupeau familial

Mohamed Zeindine Diallo œuvre depuis des années à l'amélioration des conditions de l'élevage, dans le Gorgol notamment. Brève réaction d'un acteur important du développement rural.

Propos recueillis par MLK

Quelle est l'évolution de la vaccination du bétail au Gorgol?

Entre 1996 et 2012, on vaccinait annuellement entre 110 et 190.000 têtes. Mais depuis 2012, avec les foyers de maladies qui ont explosé, notamment entre 2012 et 2013, la vaccination a concerné plus de 320.000 têtes de bovins. Pour cette période, 2013-2014, on en est à 240.000 têtes.

Malgré tout cela, la situation aujourd'hui de l'élevage mauritanien est catastrophique: il n'y a pas de pâturage, et le rakal du commerce est inaccessible pour la majorité des éleveurs. Un programme d'assistance de l'état serait en cours. On attend toujours.

Mohamed Zeindine Diallo

Mohamed Zeindine Diallo

Comment la pandémie animale s'est-elle développée?

Globalement, le Gorgol est une réserve pastorale majeure du pays. La région est un carrefour privilégié dans la transhumance des bétails de toutes les régions mauritaniennes, et même de têtes sénégalaises. Le brassage entre les animaux, dont le contrôle vaccinal de beaucoup d'entre eux n'est pas assuré, mène à des maladies très contagieuses, dont la plus fréquente est celle qui a ravagé l'an passé les bétails : la péri-pneumonie contagieuse bovine (PPCB- ndlr). C'est la sensibilisation sur cette maladie particulièrement qui a conduit à la hausse des vaccinations depuis deux ans.

L'état essaye de réconforter les éleveurs, par la vaccination notamment; quant aux plus démunis d'entre eux, les aides (déparasitants et fortifiants) que leur procurent ACF-E ou la FAO, sont un apport conséquent.