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Mozaikrim

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Hodhs-Hacil Labyad : Un hectare de maraîcher pour sécuriser la communauté

Hodhs-Hacil Labyad : Un hectare de maraîcher pour sécuriser la communauté

Des femmes de la coopérative agricole arrosant le jardin. Crédit : MLK
Des femmes de la coopérative agricole arrosant le jardin. Crédit : MLK

A cinq kilomètres de Bassiknou, le village d'Hacil Labyad développe un hectare de cultures maraichères, grâce à des installations faites en commun avec ACF-E qui a fourni la totalité du matériel dont le village avait besoin.

"Nous leur avons fourni le matériel pour clôturer le périmètre d'un hectare, et donné des semences, qui constituent ce que vous voyez là : leurs premières pousses d'oignons, de carottes, d'aubergines, de laitues, de courges, et de choux" souligne Alassane Sow, responsable du projet pour ACF-E. Pour permettre l'irrigation la plus efficiente de ce périmètre dans un environnement qui manque d'eau, deux bassins ont été mis en place dans l'hectare de légumes. Ils sont alimentés par une tuyauterie rattachée au puits, quant à lui situé à l'extérieur du périmètre, à une cinquantaine de mètres.

"La superstructure du puits a été réfectionnée; pour supporter une cuve de 10 mètres cube raccordée également à deux abreuvoirs pour les animaux" décrit Alassane Sow. A cette infrastructure, s'ajoute un équipement de stations solaires, pour activer la pompe émergente, une borne-fontaine pour l'alimentation en eau de boisson. "Quand ACF est arrivé dans le village, nous avions déjà déposé des demandes d'aides pour avoir simplement de l'eau, auprès de la plupart des ONG déjà présentes à Bassiknou. Nous en avons profité pour présenter ce projet de jardin maraîcher. En voyant le puits désaffecté, ACF-E s'est engagé à réhabiliter le puits, et nous donner les infrastructures de base" témoigne Mohamed Malick Ould El Moctar, chef du village de Hacil Labyad.

Le jardin est entretenu et géré par la coopérative agricole de 34 femmes du village. Sa présidente, Essim Mint Khalfi se félicite de cette initiative, même si le périmètre tout récent, n'a pas encore engendré de revenus. "Mais on demeure confiants pour l'avenir, parce que ce périmètre procure beaucoup d'espoir, surtout pour la diversification de notre alimentation" soutient-elle. "Nous avions commencé ce projet par nous-mêmes l'an passé, mais nous avions été limitées par le problème d'eau, et en partie de semences également, nous avons tardé à commencer la production, qui est effective aujourd'hui avec l'aide d'ACF-E" conclut-elle.

Un problème d'eau qui a eu un impact sur le bétail, dont des dizaines de têtes ont été perdues lors de cette période de soudure extrêmement difficile. "Nous avons perdu des bêtes en 2013, malgré une relative abondance de paille, cette année, c'est un hécatombe pour nous" murmure Sabar Ould Ahmed El Moctar, le frère du chef du village, qui pointe également du doigt la pression sur l'environnement du bétail des réfugiés maliens. "Leurs bêtes boivent à nos points d'eau, mangent notre fourrage, et ils abbatent nos arbres" dit-il.

"Des maladies sont apparues dans nos bétails depuis leur arrivée, que nous ne connaissions pas auparavant" continue l'homme. Ces aspects négatifs pour cette communauté, créés par l'arrivée des réfugiés, devraient être "compensés" par un effort commun des ONG.

Crédit : MLK

Crédit : MLK